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- Histoire d'hommes. - Mosaïques d'hommes et de traditions. * Architecture et habitat: Les ksours: plus de 400 ksar et kasbas dont l'histoire des dizaines remonte à plus de 4 siècles ( ex: Oulad Abdelhalim, El Fida, Meski.). * Sites historiques: ( Ex: Site sijilmassa ). * Moussems et Manifestations sociales et culturelles: - Le moussem de fiançailles d'Imilchil. - Spécial Imilchil: ( Mariage des Ait Hdiddou, Deux saisons et deux vallées). - Moussem des dattes d'Erfoud. - Abou Salem Al Ayachi. - Hailoula des juifs. - Université My Ali Chérif. * Costumes et Coiffures traditionnelles: ( Tribu Ait Khbbach "Taouz", Tafilalet "Erfoud- Rissani", Tribu Arab Sebbah "Erfoud", Tribu M'daghra "Errachidia", Errachidia centre, Ait Morghad "Goulmima", Ait Atta "Melaab".). * Gravures rupestres et Inscriptions: * Folklores: ( La troupe Sijilmassa de Malhoune, Troupes des Ait Hdiddou, Ait Boudar, Kbala, Ait Morghad, Jrafa, Gnawa, La troupe Houbi- Houbi.) * Manuscrits: (Bibliothèque: Abou Salem, Sidi El Ghazi, Centre de recherche et études Alaouites). - Le Pain Abadir à Imilchil. - La Medfouna. - Pigeon Farci. - La soupe à la ouarguia.
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Histoire d'hommes:
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Mosaïque d'hommes et de traditions :La province d'Errachidia est une véritable mosaïque d'hommes et de traditions, tissée par le temps et L'histoire aux travers des différents échanges, invasion ou mouvement des populations. Et si encore maintenant les particularismes existent, ils sont vivants et participent à la richesse des traditions et à leur diversité. |
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Même si beaucoup d'entre nous n'ont pas vu la mer de puis le dernier déluge ( qui ne date pas d'il y a longtemps, puisqu'on trouve partout dans cette région des fossiles encore frais ), nous n'en sommes pas moins méditerranéens, avec tous les paradoxes de ces peuples qui ont la gravite des hommes d'expérience et de la gouaille de ceux qui en ont tiré les enseignements. Nous sommes également Africains et le soleil s'est arrangé pour foncer la peau de ceux parmi nous qui ne sont venus du Sud du Sahara ces mélanges ont été possibles grâce à un passé fait d'échanges, parfois économiques et culturels, du temps de la splendeur de ce pays qui fut un carrefour, parfois violent et guerrier. Il en est résulte des brassages, comme chez tous les peuples d'ailleurs, mais ici à Errachidia, vous trouvez des traditions et des moeurs différentes. La variété ethnique est importante et les races de couleurs sont nombreuses : Les noirs d'Afrique, les blancs d'origine Arabe, et les blonds aux yeux bleus, d'origine Berbère. Si les hommes s'habillent généralement de la même manière, selon les régions avec des nuances imperceptibles pour un regard non averti, les costumes des femmes et leur coiffure, mais également leurs conditions de vie, diffèrent d'un point à l'autre de la province et d'une tribu à l'autre. Il y a un monde entre les "Haïks " noirs des femmes de Rissani et le costume des ait Morghad , des Ait Atta , des ait Izdeg ou encore des ait Hdiddou . Chaque région, chaque tribu a également son dialecte. les gens de chaque tribu sont reconnaissables à leur langue et à leur accent et chacune possède un héritage oral et poétique riche et varié.( Le tafilalet).
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L'architecture est le signe visible des moeurs d'une nation, de ses goûts , de ses tendances, plus que tout autre art peut -être , elle laisse une trace durable de l'état intellectuel d'un peuple , de sa vitalité , de son énergie ou de sa décadence . On peut dire aussi, que l'architecture est un produit à la fois d'une histoire et d"une technicité particulière, toute architecture est une réalité complexe ou se conjuguent et se concrétisent les rapports que les hommes entretiennent avec leur milieu pour produire et instituer leur cadre de vie. Les ksours dans la province d'Errachidia:
Le ksar : palais ou château. Les définitions courantes lui attribuent généralement une fonction défensive, c'est un village fortifié certes, mais il a également d'autres spécificités. le ksar devait répondre aux besoins d'une communauté ayant des intérêts communs . Comme ceux de garantir le logement aux familles, aux animaux également, d'assurer la conservation des récoltes , de défendre la population ainsi que ses biens , et d 'abriter la vie religieuse sociale et économique de cette même communauté. Ainsi, pour répondre à ses besoins, il est nécessaire et catégorique d'aménager l'ensemble des habitants en un village fortifié. Les rues couvertes sont fraîches et agréables dans des moments de canicule. Les toits ; les "Masria " ( chambre sur les terrasses ) sont des lieux de vie intense et d'échange. Parfois, l'on peut s'étonner de rencontrer peu de monde dans les rues, que l'on rassure ? Au-dessus des rues couvertes , toute une vie passe et se passe, permettant la convivialité , la solidarité et jusqu'au amours d'être et de vivre . Ainsi à Errachidia les ksours ( plus de 400ksars et Kasbas) forment une chaîne impressionnante bordant la vallée du Ziz de Gheris et du Guir au milieu des palmeraies luxuriantes , construits en pisé , couleur ocre. Ils se caractérisent par quelques traits qui leur confèrent une valeur exceptionnelle , telle que leur adaptation aux conditions climatiques , leur fusion et intégration au paysage environnant . On peut admirer particulièrement :
Historiquement le ksar occupa un emplacement géostratégique; lui permettant de contrôler tous les passages et les itinéraires qui fragmentèrent l'espace tribal convié aux rivalités: soit ceux qui empreintèrent ou ceux qui furent contrôlé par le prisme des tribus d'Ait-Marghad. Ksar Meski fut batti sur un rocher culminant la rive de l'oued, en lui donnant toute la possibilité de la mise en place d'un système pour contrôler rigoureusement les mobilités dans l'espace qu'il dominait . Outre la matière première, qui était utilisée dans les réalisations des édifices du ksar: Murailles de l'extérieur, les habitations... Etc. N'était autre que la terre et la pierre, et c'est certainement ce qui fait la spécificité du ksar Meski parmis les ksours de Mdeghra.
Restauré et maintenue récemment pour abriter le musé régional après la rénovation des espaces: (Longs couloirs-sublimes portes -corridors. -gravures-toits et plafonds riches de peintures...). La grande maison est entourée de dizaines d'habitations mosquée à usage populaire. De grandes murailles contournent l'ensemble des constructions.
La porte d'entrée, haute et imposante de par les enluminures auxquelles elle s'agrippe, donne sur une troisième : Dar lakbira ( la grande maison), là où commence vraiment la résidence khalifale qui, avec la mosquée, constitue le deuxième poumon du ksar. l'entrée, en arcade ornée de gravures et couvertes de tuiles, mène à la cour et au Riad ( jardin) le jardin est incontestablement le joyau du ksar", explique un descendant du maître de céans, admirant du haut d'un balcon, une surface rectangulaire émaillée d'arbustes qui furent irriguées, par un système souterrain de canalisation amenant l'eau de ksar Mesquida ( à 5km, environ). "là- haut, cette brèche dans la muraille, est l'ouvre des colons, qui depuis Erfoud, bombardait le ksar ", rappelle t-il avec un brin de fierté, balayant du regard le plafond serti de motifs décoratifs, qui témoignent de splendeurs passés.
Sijilmassa: Plus connue par les écrits des historiens et les contes des voyageurs que par le peu de vestiges qui en subsistent, la cité médiévale de Sijilmassa aura perpétue son souvenir en troquant la masse physique des monuments contre un ascendant immatériel de documents, dont voici un florilège: "La dynastie de béni medrar régna dans sijilmassa pendant l'espace de 160 ans. Aboulkacem al Miknassi possédait des troupeaux qu'il faisait très souvent paître sur le terrain qui devint plus tard l'emplacement de sijilmassa, quelques Sufrites (kharijites ) vinrent se joindre à lui ; Mais dés qu'ils furent au nombre 40, ils prirent pour chef Issa Ben Mazid al Aswad alors, ils se mirent à bâtir la ville de sijilmassa " ( Al Bakri). |
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-Ibn Hawkal : " Mais, plus tard, des tempêtes ont ravagé les caravanes et les voyageurs ; en outre les ennemis les ont attaqués plusieurs fois de sorte qu'on a abandonné cette route (la voie directe entre le Caire et le royaume du Ghana ) pour prendre désormais celle de sijilmassa ". Sous le règne du sultan égyptien Ahmed ben Toulon, les caravanes ne traversant plus le Sahara en diagonale, optèrent pour les routes plus favorables du Maghreb ou sijilmassa s'avérait incontournable.
" Il suffit d'ensemencer une fois les terres autour de sijilmassa pour avoir des récoltes pendant trois ans consécutifs. Cela tient à la chaleur extraordinaire qui règne dans ce pays. Lors de la récolte, les grains sont secs et une partie tombe dans les crevasses, dont le sol est sillonné et commence à pousser ; aussi la seconde et la troisième année l'on se borne à labourer la terre sans l'avoir ensemencée " ( Al Bakri ). " Cette province de Tafilalt est étendue et grande ; Elle comporte plusieurs gouvernants et est de plus d'une utilité. C'est des bases principales de cette région du Maghreb. Jadis, elle avait été le chef -lieu d'une principauté d'ou partaient les ordres et les interdits. Les missions principales y étaient expédiées et les gouverneurs y étaient désignés, qui partaient vers différents arrondissements du Maghreb (...) Outre ce qu'elle contient en unité, profits et autres bénéfices, elle est la terre de nos ancêtres, que dieu ait leur âme, et leur partie " ( extrait d'une lettre de Moulay Ismail à son fils al Mamoun).
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Le Moussem des fiançailles à Imilchil: Le Moussem des fiançailles d'Imilchil est l'un des plus beaux rassemblements populaires du Maroc, à près de 2500m d'altitude dans une haute vallée de l'atlas. Région à la beauté sauvage et tranquille, c'est à quelques kilomètres du village d'Imilchil, un nom qui sonne comme trois notes de musique, où est célébrée chaque année au milieu du mois de septembre cette grande fête qui rassemble les populations de la province d'Errachidia, et en particulier de la tribu des Ait Hadiddou. |
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La beauté du paysage où se mêlent les tons beiges et verts de cette fin de saison, l'impression de se trouver au bout du monde dans cette vallée bercée de légendes, le thème même de la manifestation, font de ce moussem un événement original et inégalable. La fête des fiançailles d'imilchil témoigne que le Maroc possède une culture populaire intense et vivante qui s'est transmise de génération en génération et qui est une des grandes richesses de la nation. Quoi de plus authentique, en effet que ce moussem, survivance d'une culture plus que millénaire où l'on chante l'amour et la fin de l'été, comme on célébrait une antique fête païenne. Pourtant c'est autour d'un lieu saint, le marabout de sidi Ahmed Oulmaghani (OULMAGHANI), que se déroule la grande fête. |
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La légende tissée autour des deux lacs Isli et Tislite (Fiancé et Fiancée) et répandue dans toute la région, reste la seule explication pouvant convaincre les curieux. On prétend, qu'autrefois deux jeunes amoureux avaient décidé de se marier mais n'ayant pas pu obtenir le consentement des parents, ils se mirent à pleurer jusqu'à la formation des deux lacs (Isli et Tislite). Émus par ce triste sort, les parents décidèrent alors de laisser à leurs enfants toute liberté quant au choix d'un conjoint. Ainsi; les jeunes fiancés se réunissent le jour du festival, pour concrétiser leur union par des actes de mariage. Tous visiteurs des tribus avoisinantes sont bienvenus, chez les Ait Hdiddou qui leur réservent accueil, gîte et hospitalité. |
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Spécial Imilchil.
Le mariage chez les ait Hdiddou dépasse de loin la signification littéraire du mot, comme simple union légale entre deux sexes différents, pour déboucher sur d'autres horizons qui caractérisent le mode de vie dans ce coin du monde. Nul rassemblement n'est possible qu'à cette période de l'année, surtout qu'elle coïncide avec l'achèvement d'une longue année de labour qui s'achève par une bonne récolte. Ce rassemblement est connu chez les deux fractions de la tribu des ait Hdiddou et les tribus avoisinantes par " soukaam" : Marché de l'année c'est -à dire une occasion de s'approvisionner pour l'année qui suit sans avoir recours à d'autre Souks. C'est un moment d'échange de produits agricoles et artisanaux, et même de connaissances qui peuvent aboutir à des fiançailles et mariages lors des moussems qui suivent. Maintenant les ait Hdiddou vont nous faire vivre quelque moment illustrant les grandes phases de leur mariage. Au premier lieu, " Isnayen " ( les messagers du mari ) se dirigent vers le domicile de la marié tout en amenant avec eux des cadeaux entre autre un mouton, des vêtements et surtout le " Abadir" ( grande galette de pain ) qui découperont en petits morceaux pour le distribuer aux assistants en guise de reconnaissance du chaleureux accueil dont ils ont été assujettis ; Les Isnayen sont dans une chambre qui leur a été réservée. On leur présente alors quatre plats coutumiers : Les dattes, le beurre, le miel et le lait. Il est de tradition que les plats, vu leur importance dans les activités économiques, témoignent de la bonne volonté des parents de la fiancée qui veulent que l'union soit proportionnelle à l'admiration dont font preuve les gens à l'égard des quatre plats tellement désirés par les invités. Le rituel de henné débute avec l'apparition d'une femme âgée, un flacon de laine à la main pour marquer les articulations de la mariée par le henné, en commençant par le coté droit. Elle relie à la base des doigts des deux mains de la mariée par un fil de laine dit " izeloumenn ". En suite la mariée est vêtu d'"Aquidour ". " Habit blanc du mari". Ses cheveux sont peignés et enroulés en forme saillante "abouy". Son visage est voilé par " Tasbnit " ( foulard en soie). Avant de lui mettre son drapé " izar" qui sera attaché par " Tissou Ghnass " ( fibules ), on lui met autour de son cou un collier en ambre " Louban". La cérémonie du henné prend fin lorsque la mariée, embellie par des retouches esthétiques, est chaussée de "Tikour Biyine ".
Comme geste de bénédiction, son père l'invite à marcher sur son Bernouss " Azenar " avant de monter la mule qui la transportera à sa nouvelle demeure. Tout au long du chemin, un petit garçon est mis derrière comme un souhait de reproduction, tandis que une femme âgée suit en tenant la mule par sa queue. le cortège accompagnateur protégé par les envois du mari doit vaincre la résistance livrée par les habitants du ksar d'origine de la mariée qui s'opposent énergiquement à son départ. Arrivée à sa destination, le cortège fait le tour du ksar trois fois en exhortant les saints, locaux d'accorder leur bénédiction à la nouvelle venue qui accède enfin au domicile conjugale. En dernier lieu et avant de devenir définitivement membre du foyer accueillent, la mariée un petit enfant au dos un sceau plein de dattes à la main se rend au point d'eau le plus proche, là un dernier Ahidous est offert en l'honneur de la mariée en guise de reconnaissance distribue le contenu de son seau rempli d'eau avant de rentrer chez elle un agneau en bras et un petit garçon au dos. Le Moussem d'imilchil: Le Moussem des fiançailles permet à tout visiteur de témoigner de la particularité dont jouit la tribu des ait Hdiddou sur les niveaux : Naturel, socioculturel et économique. Il a lieu entre deux saisons et entre deux vallées il se tient entre la saison chaude qui a permis la récolte, la tonte des animaux et la préparation de ceux qui sont dessinés à la vente, la saison froide ici très longue et très rude, pour laquelle il convient de s'approvisionner en denrées alimentaires ( sucre, huile, etc...). Le Moussem a lieu entre deux vallées : L'Assif Melloul, pays des ait Yezza, et l'Islaten, pays des Ait Brahim. C'est le lieu de rencontre annuelle de deux grandes familles. C'est également un pèlerinage autour du sanctuaire de sidi Hmad ou Lamghani qui, tire, rappelons-le, le respect qui l'entoure et la vénération dont il est l'objet, d'après les personnes âgées de la tribu des ait Hdiddou - de son origine Idrisside. il est venu de Laayoune dans la région d'Oujda, au Maroc oriental, et s'est installé au sein de cette tribu, pendant les périodes ou sévissait la sécheresse, les bergers sollicitaient sa baraka qui alimentait leurs troupeaux. La mémoire des ait Hdiddou garde toujours l'histoire de ce saint dont le corps a été retrouvé non décomposé suite à la découverte d'une lumière qui émanait de sa tombe, et dés lors les habitants se rassemblaient annuellement autour de sa tombe. A coté de ce Moussem, la population d'Errachidia célèbre plusieurs manifestations sociales et culturelles. On peut citer par ex: |
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Description des costumes et coiffures traditionnelles des populations de la province d'Errachidia. La Tribu des Ait Khabbach-Taouz: Coiffure: Les cheveux sont coiffés en forme de tresses séparées par une raie médiane, avec une courte frange arrondie sur le front. Ils sont sous forme d'Aarouf ( la couronne). Assenssir : bandeau de tissu met au tour de la tête, Tiboukssine: Est une collection de pièces décoratives suspendues aux cheveux, un foulard décoré en paillette noirs et un tissu fin brillant sur la tête. Costumes : Femmes ou filles mettant Ahrouy Amellal drap blanc. Tamkhznit : une sorte de foulard de plusieurs couleurs, Takkayt. Tasmart : ceinture en laine, Izbyane : Bracelets en argent, Ikourbine : Babouches en cuir de couleur unique ou ornée ou brodée. La femme porte comme objets de beauté des khoullalat ou Tissoughnasse : Sorte de fibules en argent, des bracelets en argent et un collier en boulettes d'ambre. Tafilalet - Erfoud et Rissani. Coiffure : les cheveux de la mariée sont enroulés et tressés avec un fil vert et un talisman caché à l'intérieur des cheveux, le tout couvert, par un foulard rouge ( Sebniya ), Ayacha: Foulard de couleur unique, souvent orné d' un fil fin orné de paillettes et boutons décoratifs. Elle met des boucles en or 4 boulettes. Costume : Elle met Takchita : Sorte caftan de haute couture ornée. Izar : drap de tissu, une ceinture en soie et khallalat : Fibules en argent. Elle chausse des babouches légères ( Cherbil )
La ceinture est en soie et les babouches en cuir. Elle porte aux bras 6 bracelets en argent. un collier de petit boutons de différentes couleurs, et un autre collier de petit boutons de différentes couleurs, et un autre collier en pièces d'or ( khellalat et une sorte de fibule cherka).
Tribu de M'daghra - Errachidia. Coiffure : La mariée peigne ses cheveux en eau de rose et elle les enroule et met la Ayacha : Fil orné qui entoure la tête, Medja : Sorte de pendentif orné de différentes pièces dorées et argentées et un petit collier sur la tête et Sbniya : Foulard rouge et des boucles d'oreilles en pièces d'argent. Costumes: La femme porte une dfina : caftan blanc et Tchamir : gandoura mise sous le caftan plus un Izar : Drap blanc un pendentif orné sur la poitrine et une ceinture en soie . Un tissu rouge et un voile Haïk M'daghri, des babouches en cuir et des bracelets en argent.
Errachidia centre. Coiffure: Mochta Aammaria : Coiffure spéciale à la région. Costumes: Dfina : caftan coloré et Tchamir : Gandoura portée dessous, Takhlila : Pendentif orné, des chaussures noires, fil décoré de boutons sur la tête, Medejja : Pendentif orné en argent, boucles d'oreilles, bracelets et bagues.
AIT ATTA de Mellaab. Coiffure: AABROUK: les cheveux sont coiffés et enroulés aux niveaux des oreilles. TAZOU: ISSENSSAR: ININATTEN HOR: TISSEGHNAS: Fibules en argent. TOUKKAYT: TAMKHAZNIT: Sorte de foulard coloré. Costume: Habit blanc, drap blanc, ceinture en soie ornée, pantalon blanc, Babouches en cuir,TAHROUYTE: Sorte de drap noir décoré en rouge, jaune et vert retenu par des fibules et un bracelet en argent. |
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Gravures rupestres et inscriptions. En 1954 Jacques Meunier et Charles Alain découvrent des gravures rupestres à proximité du cimetière (Tumulus) de Taouz, on peut les classer en trois catégories à savoir: - La première catégorie comporte les bovins et les antilopes accompagnés souvent par des êtres humains à caractéristique graphique, (représentation humaine). - La deuxième catégorie se compose de légers chariots. - La troisième catégorie se définie par les écritures (inscriptions) Lybico- berbères.(Tifinagh). La première observation de ces gravures montre bien qu'il s'agit de recueil appuyant L'existence de formes similaires dans le sahara. Si les archéologues se sont mis d'accord sur la période de l'émergence des chariots et précisent que leur entrés dans les zones sahariennes et pré sahariennes remonte à une période reculée entre 2000et 1200 avant jésus, certes, il y a une divergence en ce qui concerne la datation des autres gravures notamment les bovins et les antilopes. |
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Les troupes folkloriques dans la province. La troupe sijilmassa de l'Malhoune- Erfoud. La troupe se compose de quatorze personnes. Le" Malhoune" la prose chaudée est considérée comme littérature populaire, et grand réservoir des coutumes et moeurs authentiques marocaines. La troupe à pour but de sauvegarder le "Malhoune" paroles, musiques, proses, analogies et rythmes. Le"Malhoune" est une musique authentique qui utilise des rythmes musicaux originales. La troupe "Jrafa"- Commune de jorf. La troupe folklorique locale de Jorf était fondée depuis le 17 ème siècle de notre ère, loin de toute vocation ethnologique; la troupe ouvre ses bras à toute personne du bled ayant un grand plaisir pour la danse et la musique du genre, toutefois les danses sont multiples: à savoir la danse "Houbi" qui est la même depuis sa création ,et garde toujours sa forme initiale. En outre les paroles des chants de la troupe sont propre à elle, et sont en harmonie avec son environnement géographique, historique et civilisatrice. La troupe"Houbi- Houbi". Cette troupe est d'origine de la tribu de "Dwi M'niaa" de Boudnib. Sémiologiquement "Houbi-Houbi" veut dire "Joué- Joué" au féminin puisque le principal personnage dans la danse est une femme. Les membres de la troupe varient entre six Hommes et une femme et soixante Hommes et dix femmes. La troupe privée de tous les instruments musicaux, utilise seulement les mains et les pieds dans un ordre bien établi et exceptionnel, le chef de la troupe " Chikh" cible la femme par des paroles d'amour appelées "Hmaia" protection répétés par les hommes petit à petit. En culminant l'extase les femmes se mettent en danse. -La conclusion de la danse: Les acclamations par les mains et les battements forts par les pieds s'accentuent et s'accélèrent durant une demi-heure, pour que la "Hmaia" protection recommence et la danse reprenne ainsi de suite. -N.B/ Seules les jeunes filles et les divorcées participent à la danse. Kbala: Fondée en 1965 dans la tribu "Magaman", elle est constituée de 11 à 16 personne dont six femmes. -Les danses: AHIDOUSS répétitions poétiques" IZZLAN "danse de AITTA et TAMBOUR et SAHT EL HANNA en plus d' où se déplace une femme et un homme avec un plateau de henné sur la tête et Bandir d'AHWACHE. -Vêtements: Les Hommes : "JELLABA" "TURBAN" _"BABOUCHE" _"VETEMENTS BLANC. Les Femmes: "TASSABNIETE TAZOGARTE" c'est un foulard rouge. "IZAR ABIAD "un drap blanc. "QAMISS ABIAD "un costume blanc. "CHERBIL" Babouche des femmes. La troupe des Aït des Aït Mar-Rad de Goulmima et de Tadigousste. La légendaire et célèbre troupe folklorique des AIT Mar-rade pratique plusieurs sortes de folklore de type traditionnel et moderne cette troupe se caractérise par une activité vivante et séduisante par ces mouvements folkloriques divers et organisés. "GNAWA " commune ARAB ESBBAH. La troupe compte 12 personnes âgés entre 20 et 80 ans, ils exercent l' agriculture et travaillent dans chantiers divers dans la province d'Errachidia et dans d'autre région du pays, la genèse de la troupe "GNAWA" remonte au 17ème siècle,et sa continuète est assurée par la transmission générationnelle : des ancêtres aux fils, d'où la pratique est réservé aux "HARRATINES" les habitants du Sudan appelés localement "AABIDES" les serfs. "GNAWA" commune de M'daghra. Habillement: les éléments de la troupe portent des habilles blancs particuliers ils se composent de "darraaia"robe, et de tarbouche rouge, et turbans avec les fils de laine tordue, et la ceinture à porter par dessus la" Darraaia" robe. - La présentation de la danse GNAWA. Des danses populaires et traditionnelles accompagnées des tambours et "QRIBCHE"de fer. Et "GUENBARI"Luth traditionnel, et ces danses sont intercaler par des saluts aux spectateurs et le salut sur le prophète Mohammed. Aperçu sur la danse "Ahidouss d'Ait Hdiddou". -Définition: C'est un ensemble de chants et poésies et de danses accomplis par des hommes et des femmes en même temps et à l'occasion des fêtes. -Les éléments de la danse: -La troupe utilise des instruments anciens tel le "Bandir" tambour.., Et les claquements par les mains d'une façon harmonieuse. -Le plus vieux des hommes prend le commandement de la troupe. -Les hommes mettent un habillement traditionnel et semblable, et les femmes portent "IJASSMEN AQALOUZ" et "TAHANDIRT" sorte de bonnet de femme triangulaire et couverture brodé de laine. -La troupe entame sa danse et ses chants dans un même temps. -Auprès de chaque homme, la femme se tient debout calmement, d'où la troupe se laisse descendre spontanément par terre; puis saute en haut, en chantant et dansant, et les hommes tapent "Les Bandirs". -Avertissement: Seules les femmes divorcées et les veuves participent à la danse, c'est pour cela que les éléments de la troupe changent à fur et mesure que la situation de la femme change: tant que la femme n'est pas remarier elle participe à la danse. Ahidouss d'ait Izdeg. Ahidouss dont le nombre n'est pas limité, se pratique en sorte de grand cercle; les femmes s'y mettant au centre ou bien des jeunes filles qui portent le voile. -Habilement: "Jellaba" "Qachab" robe "Serwal" culotte,"Raza" turban blanche, "N'aail" sandales cuir blanc, quatre à cinq rythme, "Grand Bandir original" . -La leçon de jouer Ahidouss. Chacun des participants porte un "Bandir" et pénètre dans le cercle, et tous le monde commence à répéter les poésies durant la nuit jusqu'à ce que le marié soit solliciter à l'intérieur de la maison , ces poésies berbères ne sont que épique et lyrique, où reconnaissance à l'organisateur de la fête etc. -But: Créer une atmosphère de joie et de gaïtude chez les familles et les gens de la tribu, et permettre aux belles filles et aux hommes de faire de leur savoir-faire dans le cercle de AHIDOUSS. Ahidouss d'Ait Boudar - Gourrama. Les membres de la troupe sont au nombre de 10+ 1 et sont tous des hommes. -Habilement: "QECHAB" Robe, "Serwal" culotte, "Raza" turban, "N'aail" sandales de couleur rouge et de pur cuir, ceinture rouge brodée de petites pièces qui brilles "Mousoun" et qui passe autour de l'omoplate, et porte un couteau(de guerre) "Koumia". -Le jeux d'Ahidouss. Les hommes se mettent en contact par les coudes droits et gauches en une seule ligne, et font des mouvements des pieds levés en avant parfois à droite et parfois à gauche, en harmonie complète avec le chef de la troupe qui porte le "Bandir" tambour, puis ils se basculent en arrière et en avant en répétons des chants et des cris berbères. -Le but d'Ahidouss. -Semer le courage et la virilité au sein du groupe. -Bâtir la solidarité et l'esprit de la communauté entre les membres de la troupe, en répétant des mots tels: le courage, la générosité, l'esprit du combat. Avertissement: On pratique Ahidouss suite à la guerre-aux mariages et aux fêtes. Troupe Ait Atta à Melaab. -Les hommes se portent tout droit formant une seule ligne, et les femme en ligne devant eux . -Chaque danseuse tend sa main droite à celle de danseuse du coté droit et sa main gauche à celle qui se trouve à sa gauche. -L'un des hommes commence à chanter la poésie et souvent elle est du genre d'amour. -Le même homme répète lui seul un vers de poésie une seul fois, puis les autres hommes le répètent ensemble, après les chants des hommes et des femmes s'alternent. -Les Hommes tapent les "dfoufs"sorte des tambours, et avancent lentement vers les femmes, puis reviennent sur leurs pas, pour permettre aux femmes d'accomplir les mêmes mouvements. Les éléments de la danse. -La participation à la danse est permise aux deux sexes de la même tribu, pour se reconnaître et conclure des mariages. -Le nombre de danseurs varie entre 8 et 20, et de même pour les danseuses. -La femme porte les plus beaux de ses habiles et nuit en dessus un drap "IZAR" blanc sa langueur atteint 12 mètres qui contournent le corps de la femme. -L'homme porte "JELLABA" ou "DRAAIA" robe blanche et un turban sur la tête. La fin de la danse. Tout le monde tourne autour d'une "HALKA" ronde et vaste avec aisance jusqu'à ce que les deux lignes retournent au point du départ, et pour finir la danse l'un des homme pose le tambour par terre. Avertissement. La plupart des danseuses ne sont pas mariées.
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Bibliothèque Abou Salem: (Zaouïa de sidi Hamza). La Zaouïa a été fondée par sidi Mohammed ben Boubker au 17ème siècle (en l'an 1044 de l'hégire. La bibliothèque, quant à elle, a été fondée en l'an 1055 de l'hégire par son fils Sidi Abou Salem, troisième Mokaddem de la zaouïa. Dans une pièce obscure en contrebas d'un énième palier on trouve des vieilles armoires en bois massif et sans grâce particulière, mais dans lesquelles sont rangées par moins de 1200 collections dont certaines sont composées de plusieurs volumes, tous manuscrits et calligraphiés dans le plus pur style " Maghribe". Nous en aurons quelques-uns et les pages disent la volupté avec laquelle elles ont été écrites. Les têtes de chapitres, de paragraphes, comme les mots clés, sont calligraphiés en lettres dorées, vertes, rouges ou violettes qui leur permettent de se détacher des textes écrits en "Smeq" noir ou bien marron. Celà donne à l'ensemble des textes une beauté singulière qui rend attrayants pour l'esprit. Les plus ardu parmi eux.
Qu'on en juge : Par les titres, on trouve, outre de nombreux corans, des essais sur les commentaires des hadith, des Taffassirs ( commentaires du coran ) mais aussi des livres d'histoire, de philosophie , d'astronomie , d'algèbre et de géométrie , ainsi que de médicine. Et ce ci sans compter une part importante des ouvrages et non des moindres qui ont été confiés à d'autres bibliothèques, ni de ceux qui, avant l'indépendance du pays, étaient allés enrichir le patrimoine des puissants -particuliers. Nous ne souriant, de toute évidence, trop recommander la visite de ce haut lieu, hélas ignoré encore de l'histoire culturelle de la région et de l'ensemble du pays. Le centre des études et de recherche Alaouite. Le C.E.R.A fait partie du réseau des centres spécialisés crées par le département de la culture pour s'occuper de sujet déterminer ou dans le temps ou dans l'espace.
Ouvert au début des années 90 à Rissani berceau de la dynastie Alaouite. Le C.E.R.A a pour champs d'action l'histoire et le patrimoine du Maroc Alaouite, et ce à travers. -L'étude de l'histoire des Alaouites et l'appui aux recherches et publication en ce sens. -La collecte des sources et études relatives manuscrites à cette époque -la collecte des archives manuscrites et leur publication. -Inventaire des études du patrimoine archéologiques et ethnologiques de l'époque Alaouites au Maroc. -Organisation des séminaires et colloques pour encourager les échanges entres des chercheurs et la divulgation des connaissances. Le C.E.R.A est doté d'une bibliothèque spécialisée riche de quelque 4000 livres et d'un petit musée archéologique et ethnologique.
Le Chikh El Ghazi est connu aussi par son livre "La montée des deux lunes" "Matlaa el Qamarain". En outre la zaouïa est doté de plusieurs édifices tel la bibliothèque qui recèle encore d'importants manuscrits et livres. |
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Les particularités culinaires de la province d'Errachidia. A- Le pain Abadir à Imilchil ( tribu d'ait Hdiddou). C'est un grand pain de 1 mètre de diamètre composé de: -25 kg de farine de blé raffiné. -10 litres d'eau. -20 grammes de sel sans utilisation de la levure. Ce pain est préparé par les hommes, ils mettent la pâte qui mesure environ 5 cm d'épaisseur sur un ensemble de cailloux déjà chauffés et nettoyés du cendre, ensuite elle est recouverte du cendre et des plantes, notamment l'armoise qui brûlent pendant une heure. En fin le pain est cuit quand on refait la même opération, en mettant du feu sur l'autre face de la pâte pendant une heure supplémentaire. Ce pain d'Abadir peut être conservé pendant une semaine, il peut nourrir jusqu'à 40 personnes. B- La Medfouna: 1- Préparation de la pâte Medfouna. -1 kg de farine (pour 2 pains). -de l'eau. -du sel. -de la levure. -Mélangez le tout afin d'obtenir la pâte voulue. 2- Ingrédients et condiments pour la préparation du mélange. -La viande( de veau ou de mouton) coupée en petits morceaux. -Une petite cuillère de cumin, piment rouge, gingembre, sel. -L'oignon coupé en petits morceaux. -4 oeufs pochés coupés en petits morceaux. -Malaxer le tout pour obtenir un mélange qui servira de farce pour le pain. 3- Mode de préparation finale de la Medfouna. -Diviser la pâte obtenue en deux parties, et l'étaler jusqu'à lui donner la forme de deux cercles ronds. -Mettre le mélange obtenu au-dessous du premier cercle de la pâte et puis le couvrir avec le deuxième cercle, procéder par la suite à la fermeture du pain en pinçant les bordures et en les pliant pour former un pain rond. -Mettre la Medfouna dans le four pour la cuisson. -Une fois qu'elle est cuite, on pourra la servir à nos invités avec du thé. C- La soupe à la ouarguia. 1- Ingrédients et mode de préparation. -4 litres d'eau. -Un demi- vert d'huile de table. -Une cuillère de sel. -Une petite cuillère de poivre, gingembre, cumin. -Deux tomates+ un oignon coupé en petits morceaux. -Les herbes fines. -Couper en petits morceaux la Ouarguia et les navets. -Mettre tous ces éléments dans une cocotte à minute et faire bouillir l'ensemble jusqu'à cuisson. -Puis ajouter 300 g de semoule qu'il faut remuer jusqu'à cuisson. -Une fois que la soupe est cuite, il faut lui ajouter une marinade préparé à base de farine et d'eau (à peu près un bol à soupe). -Mélanger le tout et laisser bouillir pour quelques minutes. -La soupe Ouarguia est servie bien chaude dans des bols avec des dattes. N B : La Ouarguia est une plante verte ressemblant aux choux. D- Pigeon farci. 1- Les ingrédients: -Un Pigeon vidé soigneusement et garder la peau entière afin d'en faire une poche. -5 Oeufs nature. -100g de viande hachée. -Un oignon haché. -Les herbes fines+ les épices(Cumin, poivre, gingembre, piment rouge, sel). 2- Mode de préparation: -Créer un vide entre la peau du pigeon et sa chère pour le farcir. -Mélanger les ingrédients et farcir le pigeon en mettant la farce à l'intérieur du pigeon et sous sa peau, ensuite coudre la peau du ventre et du cou pour ne pas perdre la farce. -Faire cuire à la vapeur jusqu'à cuisson. -Mettre au four après cuisson à la vapeur pour obtenir un pigeon farci légèrement grillé. |
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